Rencontre avec Sakina M’Sa

Chez Amahlé, nous aimons les femmes passionnés et engagées. Sakina M’Sa en est une. Créatrice du label Sakina M’Sa et fondatrice du concept store Front de Mode à Paris, elle milite pour une mode belle et responsable.

Fille d’ouvrier, le sujet du rôle de la mode dans le renforcement du tissu social lui tient à cœur. C’est ce lien qu’elle tisse à travers ses différents travaux. Sakina nous parle de ses convictions, de ses valeurs et de sa de la manière dont elle voit son métier de créatrice de mode.

Bonjour Sakina, peux-tu te décrire en quelques mots ? 

Je suis une créatrice de mode avant tout. J’aime les vêtements, j’ai une vraie obsession pour les matières et les volumes. Mes mots d’ordres sont authenticité et sincérité. Je pense que le plus important n’est pas de réussir à faire beaucoup de choses mais plutôt de réussir à les faire bien !

Comment devient-on créatrice, quel est ton parcours ? 

Très jeune, j’avais déjà envie de travailler dans la mode. J’ai fait une école de mode et je suis monté à Paris pour faire un stage. J’ai adoré cette ville, je suis resté et j’ai décidé d’y monter des ateliers. Je voulais faire de la mode différemment, lui redonner son sens en travaillant sur le lien entre le vêtement et le tissu social. J’ai fait des défilés sans mannequins, avec des personnes âgées, des filles du 93 !

Plus jeune, j’aimais l’idée d’être différente. J’ai eu une période punk. Quand tu es punk, les vêtements racontent ton identité. Les vêtements peuvent soit t’isoler soit te rapprocher. Les vêtements ont une vraie vocation sociale …

Une journée type pour toi ?

Ma journée commence vers 7h30, avec un petit déjeuner à côté de chez moi ou à l’atelier, à Barbès. Je passe une grande partie de ma journée à l’atelier, pour voir les nouvelles pièces. Je réagis sur les matières et les volumes. Je donne mes directives à l’équipe et je quitte l’atelier vers 16h. Ensuite direction la boutique Front de Mode. On a des rendez-vous tous les jours à 17h avec l’équipe, pour échanger sur différentes thématiques, faire le point et réfléchir à l’évolution de la boutique. Enfin, la journée se poursuit avec les rencontres de nouvelles marques ou de fournisseurs. Je n’ai pas d’heure limite !

Qu’est-ce que tu préfères dans ton travail ?

Il y a deux choses que j’aime particulièrement dans mon métier… La première c’est l’aspect stylisme, la recherche du vêtement. C’est quelque chose que je retrouve en ce moment après m’être concentrée plusieurs mois sur la boutique Front de Mode.

La deuxième, c’est la réflexion sur l’insertion, la dimension sociale qui se retrouve dans mes projets. La problématique de la réinsertion est vraiment très importante pour moi. J’ai notamment organisé un défilé en prison !

La ligne Blue s’inspire des bleus de travail, pourquoi cette idée ? Quel est ton message ? 

La ligne blue est un message adressé aux ouvriers comme mon père. Les ouvriers sont les gens de l’ombre qui font la lumière dans la société. Je voulais leur rendre hommage. J’ai donc travaillé le bleu de travail comme un leit motiv pour cette collection. On y retrouve des petits morceaux comme un talisman, ou des tissus entiers sur des pièces plus imposantes.

Comment as-tu pensé le concept store Front de Mode ?

L’idée était de faire de la mode éthique. Je voulais casser cet a priori qui consiste à penser que ce qui est éthique n’est pas beau et montrer la diversité des créations dans la mode éthique… On trouve une soixantaine de marques chez Front de mode, avec du prêt-à-porter bien sûr mais aussi des bijoux, du life style et des accessoires.

Comment choisis-tu les créateurs avec qui tu travailles ?

Ce qui compte en premier lieu, c’est le style ! Si on veut faire de la mode on doit faire attention au style car la mode est un métier de désir.  Si ce n’est pas beau, même si c’est fait dans une démarche de développement durable, ça ne se vendra pas.

Le deuxième critère, c’est l’aspect éthique. Nous vérifions l’engagement éthique des marques que nous sélectionnons. Je préfère suivre une marque qui a une démarche sincère et qui respecte au moins un des piliers du développement durable qu’une marque qui prétend répondre aux trois piliers et fait semblant.

Quels sont tes projets futurs ? 

Je travaille en ce moment sur ma nouvelle collection. Ce sera une collection d’accessoires mais je n’en dis pas plus … Je suis très impatiente de présenter cette collection !

Quel est ton plus beau souvenir ramené de voyage ?

Mon plus beau souvenir n’est pas un objet mais une personne ! J’étais à San Paolo pour un  projet et j’y ai rencontré Bethy Lagardère. C’est une femme extraordinaire et nous sommes devenues amies. Aujourd’hui encore, elle a une beauté et une fraîcheur que j’admire. J’ai eu la chance de la retrouver à Paris la semaine dernière. Je suis attachée aux femmes, elles sont extraordinaires et je pense que c’est très important de se soutenir et d’être bienveillante entre femmes.

Des modèles féminins qui t’inspirent ?

Oui, j’en ai plusieurs. Je pense à Angela Davis et Simone Veil. 

Que peut-on te souhaiter pour la suite ?

Le succès du Front de Mode 2.0 ! Nous sommes en pleine réflexion et le concept va évoluer dans les années à venir, toujours dans l’idée d’être la boutique du futur.

Est-ce que tu aurais des conseils à donner aux jeunes créateurs ?

Je leur dirai que le plus important, c’est d’avoir le bon produit. Ce n’est pas la peine de faire beaucoup de produits, de vouloir aller trop vite. Il faut y aller doucement, commencer par faire peu et bien. On peut démarrer par une capsule, la faire connaitre puis ensuite agrandir la famille avec des produits frères et sœurs au fur à mesure. Cela permet de vraiment réfléchir à sa collection et de ne pas être dans le gaspillage !

 

Pour en savoir plus sur Sakina M’Sa : sakinamsa.com

Retrouvez les bijoux Amahlé dans le concept store Front de Mode 42 rue Volta, 75 003 Paris.

Notre campagne d’affichage

Les parisien(ne)s parmi vous ont peut-être déjà repéré cette image dans les rues.

A l’occasion de la fashion week, nous avons imaginé une campagne d’affichage, avec un beau visuel qui symbolise l’histoire de notre marque… Petite explication de texte en 3 mots !

Une histoire de rencontres.

Amahlé, c’est la rencontre et le partage de la culture de deux continents : l’Europe et l’Afrique. Pour donner vie aux bijoux Amahlé, nous avons confronté nos regards et travaillé main dans la main avec des artisans talentueux. Le résultat : un mélange de styles et de savoir-faire, à la croisée des chemins entre les deux continents !

Une histoire d’amour.

Amahlé, c’est le fruit de notre amour pour l’Afrique du Sud et de la passion que nous et nos artisans mettons dans notre métier et dans nos créations.

Une histoire de femmes.

Nous travaillons essentiellement avec des femmes, en Afrique du Sud mais aussi en France. Thandi, Janet, Agnes, Diva, Busi, Zanele, Arisha, Claire, Lais, Thendjiwe, Patricia, Paula, Christina, Carole, Chloé… une équipe 100% féminine pour célébrer la féminité, la créativité, la beauté et la liberté !

Cette campagne vous inspire ? Ecrivez-nous à contact@amahle.fr ou réagissez avec le @amahle_paris ! Et n’hésitez pas à la partager autour de vous 🙂

Photo : Henri Buffetaut

Modèles : Leila Sarah et Charlotte Lemay

MUA : Audrey Payet

 

Rencontre avec Marion, créatrice des chapeaux Alma

Suite au succès de notre première collab’ cet hiver, Alma & Amahlé se retrouvent cet été pour vous proposer une nouvelle édition limitée !
L’été approche, à vous les beaux jours le ciel bleu, les petites robes et le farniente … Nous avons imaginé le compagnon idéal pour vous accompagner sur le chemin du soleil et des vacances. Cet été, les panamas d’Alma s’ornent de motifs en perles signés Amahlé !

De véritables panamas venus d’Équateur et façonnés en France, disponibles dans les quatre déclinaisons couleurs de la nouvelle collection Zoulou : Bleu rêverie, Rouge passion, Jaune solaire et Shield Noir et blanc.

Mais qui se cache derrière Alma ..? Rencontre avec Marion, créatrice française de sublimes chapeaux.

 

 

Comment devient-on créatrice de chapeaux ? 

Après avoir obtenu un diplôme des Métiers d’Arts Costumiers/Réalisateurs, j’ai souhaité enrichir mon savoir-faire en m’accordant une année supplémentaire pour apprendre le métier de Modiste. Coup de cœur immédiat pour le métier !

Mêlez à ça le désir d’entreprendre, vous obtenez ALMA !

Qu’est-ce qui te plait le plus dans ton métier ? 

Des journées qui ne se ressemblent jamais, des tâches variées qui me permettent d’apprendre chaque jour et dans différents domaines. La création, la liberté et certainement un peu de dépassement de soi !

 A quoi ressemble une journée type avec toi ? 

En ce moment elles se passent principalement à l’atelier- boutique Alma. Mes journées sont remplies avec beaucoup de production, et de commandes avec le lancement récent de la nouvelle collection Printemps Été 2017.

Et puis il y a la Collection Automne Hiver 17-18 à mettre en place, et les salons/ventes de l’été à organiser. Pas de quoi s’ennuyer !

Est-ce que tu as des projets pour faire évoluer ta marque ? Une boutique ? Des nouveaux produits ? 

Oui, j’ai pas mal d’idées et d’envies bien sûre. J’aimerais distribuer davantage la marque dans des boutiques que j’aime. J’ai récemment démarré un joli partenariat avec deux boutiques lyonnaises que j’adore ! Je souhaite vivement continuer dans cette belle lancée, à Lyon et en France.

Il y a également des projets de nouveaux accessoires qui viendront compléter les collections ! C’est en cours, pour le moment je garde le secret…

Quels sont tes secrets pour la fabrication d’un chapeau de qualité ? Révèle-nous ta petite touche personnelle …

Pour moi l’essentiel c’est la matière première ! Un chapeau de qualité c’est un chapeau réalisé dans des matières haut de gamme avec de jolies finitions.

Ma petite touche personnelle, c’est la tresse, elle est à l’image même d’Alma ! L’idée étant d’avoir une finition personnalisée, originale et en même temps intemporelle, et puis elle est « faite main » à l’Atelier. Elle est ma marque de fabrique à moi et j’y tiens !

Quelles sont tes inspirations ? 

Les tendances en fonction des saisons évidemment, mais aussi la décoration, le design beaucoup, et puis tout ce qui m’entoure en général. J’aime les choses minimalistes et efficaces et je suis curieuse alors les inspirations ne manquent pas !

As-tu de nouveaux voyages en tête ? 

J’adore l’Italie, très certainement un prochain voyage sur la côte Amalfitaine et retourner à Rome !

Peux-tu nous décrire ta vision de l’artisanat ? 

C’est travailler en réfléchissant de manière cohérente à sa production : contrôler d’où viennent nos matières et dans quelles conditions elles sont réalisées pour créer des produits de qualité, qui durent dans le temps.

La semaine dernière a eue lieu la Fashion Revolution Week, organisée autour du concept :  » Who Made your clothes ?  » Que penses-tu de la mode responsable ? 

C’est évidemment une question que je me pose étant moi même artisan. Je pense vraiment que les jeunes marques Françaises ont une conscience face à cette question, et c’est une bonne chose qu’on en parle et que chacun réfléchisse à la manière dont nos vêtements sont fabriqués.

Comment s’est passé ta rencontre avec Amahlé ? 

J’ai rencontré Chloé et Carole sur un salon à Paris l’Été dernier. Il y avait beaucoup de marques représentées mais j’avoue avoir eu un gros coup de cœur pour les bijoux Amahlé ! Je pense que nous avons la même vision du travail et de l’entrepreneuriat avec un soin particulier porté dans chacun de nos projets. Une jolie aventure en résumé !

 

Dites-le avec des perles !

Le saviez-vous ? Traditionnellement, les Zoulous utilisent les perles comme un alphabet leur permettant de transmettre des messages… plus ou moins personnels !

Annoncer subtilement la couleur

Les perles ont une importance considérable dans la culture zouloue : au-delà d’être des ornements, elles sont utilisées comme un véritable alphabet qui sert à coder et transmettre des messages. Plus particulièrement, les perles sont un instrument de communication entre les hommes et les femmes : les messages codés à travers les formes et les couleurs évitent ainsi d’entamer des conversations gênantes, qu’il s’agisse d’identifier les célibataires à courtiser ou de faire passer un message – positif ou négatif – à l’élu de votre cœur…

Grâce aux ornements qu’ils portent, les femmes et les hommes zoulous peuvent connaître la disposition d’esprit de la personne qu’ils ont en face d’eux : mariée ou pas, déjà amoureuse ou ouverte à toute proposition, avec ou sans enfant… en bref, AdopeUnMec version 0.0.   

Une histoire de femmes

Traditionnellement, ce sont les femmes qui tissent les perles. Les jeunes filles zouloues apprennent l’art du tissage de la perle de leurs mères et de leurs grands-mères. Lorsqu’elles sont en âge de se marier, elles confectionnent des ornements de perles appelés « Ibheqe », souvent surnommés « love letters » (lettres d’amour), destinés à leur amoureux.

Ce dernier devra en demander à la signification à d’autres femmes, par exemple à ses sœurs ou à sa mère. En effet, si certains messages sont universels, comme le statut marital d’une femme ou sa région d’origine, d’autres sont beaucoup plus subtils à décoder et demandent une connaissance approfondie du langage des perles, qui est l’apanage des femmes.

Les hommes dépendront également des femmes de leur entourage pour envoyer la réponse sous forme de perles… c’est un peu comme s’ils ne savaient pas écrire !

On dit que cette tradition est née lorsque les hommes ont commencé à quitter les villages pour aller travailler dans les mines et dans les villes loin de leur fiancée… les perles servaient alors de moyen efficace et poétique pour communiquer.

Quelques règles de déchiffrage

L’alphabet des perles zoulou comprend deux types de symboles : les formes et les couleurs. Tandis que les formes ont toujours la même signification, les couleurs peuvent prendre des symboliques positives ou négatives en fonction de leur agencement.

Les formes

La forme traditionnelle basique est le triangle : il représente la famille, avec la femme, l’homme et l’enfant symbolisés par les trois pointes.

Un triangle dont la pointe est dirigée vers le haut représente la femme non mariée, tandis qu’un triangle dont la pointe est dirigée vers le bas représente un homme non marié.

Lorsqu’homme et femme se marient, les triangles s’associent et se complètent : un losange pour la femme (également symbole de fécondité, œuf stylisé), un sablier pour l’homme.

 

Les couleurs  

Les Zoulous utilisent 7 couleurs pour communiquer. Chacune de ces couleurs peut prendre des significations positives et des significations négatives, sauf le blanc, qui exprime des valeurs positives en toute circonstance.

Les significations peuvent varier selon plusieurs facteurs : la combinaison des couleurs entre elles et leurs positionnements respectifs dans le dessin, la nature et la fonction de l’objet tissé, la teinte pâle ou foncée de la couleur ou encore des conventions locales ou familiales.

Par exemple, la présence de blanc à proximité d’une couleur lui donnera toujours son sens positif.

 

Et maintenant, un peu d’exercice ! Saurez-vous décoder les messages d’amour suivants ?

Exercice n°1 (1 point) :

 

 

Exercice n°2 (2 points) :

 

 

 

 

Exercice n°3 (2 points) :

 

 

 

 

Exercice n°4 (5 points) :

 

 

Solutions : 

Exercice n°1 :

Bleu + Blanc = Amour et Fidélité = Fiançailles + Noir –> « Mariage »

Exercice n°2 :

Triangle avec pointe vers le haut (femme non mariée) / Rouge + Blanc = Passion / Inclus dans un triangle avec pointe vers le bas (homme non marié) –> « Je brûle d’amour pour toi (de la femme vers l’homme) »

Exercice n°3 :

Losange = femme mariée / Jaune + Blanc = richesse, fertilité / Rouge + Blanc = vie sexuelle épanouie –> « Mariage heureux » !

Exercice n°4 :

Blanc + Noir = Mariage / Noir + Rouge = Peine de cœur / Rouge + Jaune = Flétrissure

Bleu + séquence de couleurs inversée = Appelle une réponse ou un retour

–> « Nous sommes mariés, mais j’ai mal au cœur car notre amour semble se flétrir. Quand reviendras-tu ? »

 

Alors, combien de points avez-vous obtenu ?

Etes-vous prêt(e) à transmettre votre flamme en formes et en couleurs ? 🙂 

 

Pour en savoir plus (en anglais) :

Jean Morris and Eleanor Preston-Whyte, « Speaking With Beads: Zulu Arts from Southern Africa »

Stan Schoeman, « Eloquent beads, the semantics of a Zulu art form », African Insight, Vol. 13, no 2, 1983

3 filles, 2 savoir-faire, 1 chapeau !

Alma x Amahlé ou l’histoire d’une belle rencontre …

En 2014, à la suite d’un Diplôme des Métiers d’Arts Costumier/Réalisateur et d’une formation de Modiste à Lyon, Marion décide de créer sa propre marque de Chapeaux sur-mesure, Alma Créations.

L’entrepreneuriat au féminin, la recherche de la combinaison parfaite entre style, confort, éthique et qualité, la valorisation de savoir-faire traditionnel, le désir de créer un pont entre tradition et modernité, l’amour des couleurs, … autant de valeurs et de points communs qui réunissent Alma et Amahlé.

Les créatrices se rencontrent sur un salon à Paris en mai. Les chapeaux Alma font de l’œil à Carole & Chloé. Marion craque sur une manchette Amahlé. Le coup de foudre est immédiat. Elles décident rapidement de créer ensemble un chapeau pas comme les autres.

L’équation magique naît de la réunion de leur savoir-faire. Un chapeau en feutre 100% made in France + un bijou graphique venu d’Afrique du Sud = l’accessoire mode qu’il vous faut pour braver l’hiver avec style et audace !

4 déclinaisons à adapter à vos envies et à assortir avec votre bracelet Amahlé : Noir Intaba / Marine Imbasa / Bordeaux Umlilo / Beige Ubusuku …

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Crédits photo : Atelier Meraki

 

Nous espérons que ces petits derniers de la collection Ndebele Automne-Hiver vous plairont !

Un Merci spécial à Rose qui a porté nos modèles avec brio le temps d’un shooting 😉

Belle découverte à tous,

Carole, Chloé & Marion

 

Pour en savoir plus sur Marion et sa marque Alma Création : www.almacreations.fr

Bienvenue à Durban !

Nous vous invitons à découvrir Durban, la plus grande ville du KawaZulu-Natal. Durban tient une place particulière dans notre coeur, puisque c’est là sont sont basées les associations avec lesquelles nous travaillons. Partez en voyage et plongez dans l’ambiance de ses rues, de ses marchés et de son front de mer !

L’art de la tribu Ndebele

La première collection d’Amahlé s’inspire de l’art de la tribu Ndebele. Mais qui sont les Ndebele ? Voici quelques mots pour découvrir l’art de cette tribu célèbre pour ses peintures murales, qui vit entre l’Afrique du Sud et le Zimbabwe.

L’art des femmes Ndebele

L’art Ndebele se retrouve essentiellement dans les peintures murales et le tissage des perles. Ces ouvrages sont exclusivement réalisés par les femmes, qui se transmettent leur savoir-faire de mère en fille.

L’art Ndebele est particulièrement stimulé par la cérémonie du Wela, qui marque le passage à l’âge d’homme pour les jeunes garçons Ndebele. A cette occasion, les femmes refont les enduits et les peintures des murs de leur maison.

Le tissage des perles

Le tissage des perles est le passe-temps favoris des femmes Ndebele, qui se retrouvent sous les arbres pour réaliser des ornements de perles qu’elle revêtent à l’occasion des fêtes rituelles.

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Les femmes portent ces ornements pour les grandes occasions et n’en changent que lorsque leur statut social évolue, par exemple de jeune fille à femme mariée.

Les enfants Ndebele portent des perles avant de porter des vêtements ! Ils reçoivent à la naissance un simple rang de perles blanches, qui doit leur porter chance. Lorsqu’ils grandissent, on les pare de colliers et de bracelets de perles aux poignets et aux chevilles.

Photographies © Constance Stuart Larrabee
Photographies © Constance Stuart Larrabee

Les peintures murales

IMG_4014Lorsque les pluies estivales ont cessé et que le sorgho et le maïs sont moissonnés, la décoration murale commence. Les peintures murales révèlent la relation intime de la femme avec l’indlu (la maison).

Par le passé, les couleurs se limitaient à ce que les femmes pouvaient fabriquer avec les éléments à leur disposition. Par exemple, des bruns, ocres, rouges ou noirs issus de l’argile ou du charbon… mais aussi du bleu dérivé de la lessive ! Aujourd’hui, les femmes Ndebele se fournissent dans le commerce et utilisent des couleurs beaucoup plus variées et plus vives, qu’elles mélangent à de la terre pour créer des tons pastels.

Les femmes Ndebele composent leurs œuvres à main levée, directement sur le mur. Elles ne réalisent pas d’esquisse préalable, ne prennent pas de mesures et n’utilisent pas d’outil pour tracer les lignes !

Dans de nombreux cas, les artistes mêlent dessins abstraits traditionnels et représentations figuratives pour donner vie à un art unique, stylisé, qui associe éléments du passés et réalités du présent. Ainsi, les femmes puisent une partie de leur inspiration dans des objets du quotidien ou de la modernité : ampoules électriques, lampadaires, antennes, poteaux téléphonique, avions… font incursion dans les peintures, transformés par la vision et l’esprit créatif des artistes.

Le motif le plus répandu et le plus controversé est la « lame de rasoir » : ce motif revient fréquemment dans les tissages de perles et les décorations murales. Pour certaines femmes il s’agit d’une lame de rasoir, et pour d’autres il ne signifie rien du tout !
Le motif le plus répandu et le plus controversé est celui de la « lame de rasoir », que l’on trouve fréquemment dans les tissages de perles et les décorations murales. Pour certaines femmes il s’agit bel et bien d’une lame de rasoir, mais pour d’autres c’est un motif abstrait sans aucune signification.

Esther Mahlangu

Photographie © Travys Owen
Esther Mahlangu © Travys Owen

La plus célèbre des Ndebele est Esther Mahlangu, dont l’art mural a fait le tour du monde, du musée Pompidou en 1989 à Washington en passant par l’Allemagne, l’Australie, le Japon, l’Allemagne, et bien d’autres pays.

Esther Mahlangu a appris l’art de la peinture avec sa mère et sa grand-mère à l’âge de 10 ans. Aujourd’hui âgée de 81 ans, elle continue de peindre et dirige aujourd’hui une école pour enseigner aux jeunes filles la peinture et l’art du tissage des perles.

Parmi ses œuvres les plus célèbres figurent une « art car » réalisée pour BMW et un avion pour la British Airways en 1997. BMW a d’ailleurs réalisé un très beau petit film sur Esther Mahlangu et son art, que vous pouvez voir ci-dessous :

 

Images © Groupe BWW
Images © Groupe BWW

Pour en savoir plus sur la tribu Ndebele, vous pouvez consulter les magnifiques ouvrages Ndebele de Margaret Courtney-Clarke ou Ndebele de Sergio Carminata.

Pourquoi Amahlé ?

On nous demande parfois: Pourquoi vous être lancées dans cette aventure ? Pourquoi ce choix de créer une marque de mode responsable et pourquoi cet ancrage africain ? Finalement, pourquoi Amahlé ?

Nous voulons ici partager avec vous ce qui nous a poussées à agir et ce qui nous motive chaque jour…

AMAHLÉ PARCE QUE L’AFRIQUE

Une source inépuisable d’inspiration et de créativité, entre tradition et modernité

Les arts et artisanats d’Afrique sont trop méconnus alors qu’ils recèlent une richesse extraordinaire. Foisonnants de motifs et de couleurs ou épurés à l’extrême, les styles africains sont multiples et représentent une source inépuisable d’inspiration. Chaque tribu possède son style propre et l’exprime à travers le travail de la perle, du textile, du bois ou d’autres matériaux. Bien que traditionnels, les objets africains portent en eux une incroyable modernité par l’intemporalité de leurs lignes graphiques.

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Au-delà des traditions, L’Afrique révèle une jeunesse urbaine et créative qui réinterprète les codes traditionnels pour les moderniser et les adapter aux modes contemporaines. Artisans urbains qui recyclent canettes, sacs en plastique ou vieilles selles de vélo en de magnifiques objets plein d’humours, hipsters des quartiers branchés de Johannesburg, sapeurs congolais qui cultivent l’art de la S.A.P.E,… l’Afrique créative commence à peine à faire parler d’elle.

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Le berceau d’un savoir-faire unique au monde

necklaceLes perles de rocaille sont travaillées dans de nombreuses régions d’Afrique depuis leur importation par les Européens comme monnaie d’échange au 16e siècle. Cette ressource précieuse servait à réaliser des ornements uniques synonymes de puissance et porteurs de messages.

Depuis des générations, les femmes africaines se sont transmises le savoir-faire du tissage de la perle de mère en fille. Le travail de la perle est aujourd’hui encore très développé en Afrique du Sud, notamment au sein des tribus Zoulou, Ndebele et Xhosa.

Les sud-africains travaillent les perles pour réaliser toutes sortes d’objets, du plus courant au plus extravagant, du porte-clés à l’éléphant en taille réelle !

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La conservation de ce savoir-faire unique est pourtant menacée en raison d’un fort exode rural au cours des dernières décennies, résultat des migrations forcées sous le régime de l’apartheid et des difficultés économiques dans les villages. Les jeunes filles sont contraintes de chercher du travail dans les villes, et émigrent vers les immenses townships dans lesquels elles cessent de travailler les perles.

L’Afrique raconte des histoires

Les bijoux sont plus que de simples objets. Ornements de la femme ou de l’homme, ils portent souvent en eux une signification, un message ou une émotion et peuvent être à la fois talismans, symboles, marqueurs sociaux, cadeaux, souvenirs.

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Dans les tribus sud-africaines, les femmes tissent traditionnellement des messages à travers les parures de perles. Le choix des couleurs, les motifs, les formes utilisées sont autant de manières d’adresser des messages très variés. Ces ornements peuvent ainsi exprimer le statut social d’une personne, transmettre des déclarations d’amour ou des reproches à l’être aimé, ou tout simplement exprimer l’humeur du jour.

AMAHLÉ POUR QUE STYLE NE RIME PAS AVEC FUTILE

Un modèle de création original pour un design unique

Les bijoux Amahlé sont pensés comme un pont entre tradition et modernité. Nous voulons proposer des accessoires chics et urbains qui portent en eux une origine, une histoire et des valeurs. Nos créatrices parisiennes et nos artisans sud-africains ont collaboré pour créer des modèles qui s’appuient sur les méthodes traditionnelles de tissage tout en répondant aux attentes d’une clientèle internationale.

En apportant un regard nouveau à nos artisans, nous voulons leur donner l’accès à un marché international dont ils ne maîtrisent pas les codes tout en maintenant leur savoir-faire traditionnel.

C’est cette confrontation de points de vue et ces échanges créatifs qui nous permettent de proposer des pièces uniques et originales.

Des conditions de travail équitables

Nous sommes convaincues que la mode peut et doit être possible tout en offrant des conditions décentes de travail à ceux qui la produisent. C’est pourquoi nous travaillons avec des associations engagées localement et respectueuses des artisans et de leurs conditions de travail.

Nos artisans travaillent chez eux, dans leur village et selon leur propre organisation. La plupart d’entre eux forment eux-mêmes des membres de leur famille ou des amis pour les aider dans la production des commandes. Autonomes, ils participent ainsi au développement de leur communauté locale.

Nous souhaitons installer un mode de fonctionnement pérenne avec les associations et les artisans. L’activité que nous mettons en place en Afrique du Sud doit permettre d’assurer des revenus stables et réguliers à des femmes afin qu’elles puissent vivre de leur travail, perpétuer la tradition du tissage des perles, et continuer de vivre dans leur village auprès de leur famille.

Notre objectif est également de former sans cesse de nouveaux artisans aux standards de qualité et de finition du marché international pour leur permettre de développer leur activité économique.

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Nous espérons que ce projet vous inspirera et que vous prendrez plaisir à découvrir l’ouvrage de nos artisans à chaque collection.

Vous partagez nos valeurs ? Vous souhaitez en savoir plus, échanger sur ce projet ou des démarches liées à la mode responsable ? Parlons-nous: contact@amahle.fr !

Bienvenue dans l’univers d’Amahlé !

Un soir de mars 2015, nous sommes deux amies dans un appartement parisien face à des petits bracelets de perles, des photos, des livres d’art africain et une idée. Cela fait des mois que nous y pensons et ce soir soir-là, nous décidons de nous lancer.

Nous avons une intuition : le continent africain regorge d’inspirations et de savoir-faire extrêmement riches mais trop peu connus et surtout trop peu mis en valeur.

Nous avons une conviction : quelles que soient les difficultés qu’une production en Afrique puissent représenter, nous voulons travailler main dans la main avec des artisans africains.

Et, par-dessus tout, nous avons une envie dévorante de nous lancer dans cette aventure : pour les rencontres, pour la découverte, pour le défi, pour le voyage, pour créer un projet qui a du sens et de l’impact.

Comme l’on choisirait un prénom pour un enfant, nous nous plongeons dans des lexiques de langue zouloue, la tribu la plus symbolique de l’Afrique du Sud. Amahlé, « ceux qui sont beaux », est née.

Un an plus tard, notre idée s’est concrétisée avec une première collection Ndebele que nous vous invitons à découvrir. Nous espérons qu’elle vous plaira et que vous prendrez plaisir à explorer notre univers. N’hésitez pas à nous écrire, nous serons heureuses de lire vos messages !

Carole & Chloé

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